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Réseaux d'assainissement, raccordements et assainissement non collectif

Réseaux d'assainissement, branchements, inspection et réhabilitation, autosurveillance, déversoirs d'orage et assainissement non collectif.

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Robot d'inspection sur chenilles entrant dans une canalisation en béton par un regard ouvert, avec un technicien à côté qui consulte une tablette durcie dont l'écran n'est pas lisible (image de synthèse)

Sur les catégories de ce domaine, nous intervenons en audit et diagnostic, conseil, conception et réalisation, accompagnement et coaching, assistance technique et formation. La formation est l'une de ces prestations, pas la seule : chaque page de catégorie détaille les prestations ouvertes, leur format, leur charge indicative et leur livrable.

L'assainissement protège la santé publique et les milieux aquatiques en collectant les eaux usées, puis en les acheminant vers une station d'épuration ou vers un dispositif individuel. Il couvre les réseaux de collecte et de transfert, les postes de relèvement, les déversoirs d'orage, les branchements des abonnés et l'assainissement non collectif, assuré par le service public d'assainissement non collectif (SPANC). Les textes vont du Code général des collectivités territoriales à l'arrêté du 21 juillet 2015 pour l'assainissement collectif, et aux arrêtés de 2009 et de 2012 pour l'assainissement non collectif. Les enjeux sont concrets : des canalisations anciennes qui laissent entrer les eaux claires parasites, des débordements par temps de pluie, des branchements mal raccordés, des installations individuelles à suivre, des chantiers de réhabilitation à programmer et à financer.

Nous intervenons auprès des directeurs de service d'eau et d'assainissement, des responsables d'exploitation assainissement, des responsables et techniciens de SPANC, des chargés d'affaires travaux de réseaux et des acheteurs publics, dans des communes, des EPCI (établissement public de coopération intercommunale), des syndicats, des régies et chez des exploitants, ainsi qu'auprès de bureaux d'études et d'entreprises de travaux. Nos missions portent sur l'audit d'un réseau ou d'un service, le conseil en schéma directeur et en réhabilitation, la rédaction de cahiers des charges d'inspection, de programmes de travaux et de règlements de service, l'accompagnement d'une équipe et l'assistance technique pour des études.

Les inspections télévisées, les essais d'étanchéité, les contrôles de réception et les contrôles d'installations d'assainissement non collectif sont réalisés par des entreprises, des organismes de contrôle ou par le service public lui-même : nous ne les réalisons pas et nous ne produisons aucun rapport de contrôle. Nos livrables sont traçables, argumentés et présentables à la police de l'eau, à l'agence de l'eau ou aux élus. L'assistance est conduite sous la responsabilité et l'encadrement d'Optédif, avec des livrables définis. La formation reste une modalité parmi d'autres.

Où ce domaine intervient dans la vie d'un ouvrage

  1. 01Planification
  2. 02Conception
  3. 03Travaux
  4. 04Exploitation
  5. 05Renouvellement
Ce domaine accompagne toute la vie d'un ouvrage ou d'un service, de la planification au renouvellement.

27Catégories

Les 27 catégories du domaine réseaux d'assainissement, raccordements et assainissement non collectif

Chaque catégorie s'ouvre à tout ou partie des 6 types de prestation du domaine, signalés sous son titre, avec une page détaillée par prestation. La phrase sous chaque titre reprend le premier objectif de la catégorie.

Robot d'inspection sur chenilles entrant dans une canalisation en béton par un regard ouvert, avec un technicien à côté qui consulte une tablette durcie dont l'écran n'est pas lisible (image de synthèse)

470 prestations détaillées dans ce domaine

27 catégories, 6 types de prestation. Chaque fiche donne son déroulé, ses livrables, sa charge indicative et son délai de démarrage, pour que vous compariez avant même le premier échange.

  • 48 h pour une première réponse
  • 27 catégories
  • 6 types ouverts

Le cadre réglementaire de l'assainissement

Compétence, zonage et règlement de service

L'assainissement est un service public local. Le Code général des collectivités territoriales en fixe les grands principes : l'article L. 2224-8 définit les missions des communes et de leurs groupements en assainissement collectif et non collectif, l'article L. 2224-10 prévoit le zonage d'assainissement, les articles suivants encadrent le règlement de service et la redevance, et l'article L. 2226-1 traite de la gestion des eaux pluviales urbaines. Côté santé publique, l'article L. 1331-1 du Code de la santé publique pose l'obligation de raccorder les immeubles au réseau lorsqu'il existe. Les textes consolidés se consultent sur Légifrance.

Le règlement de service est l'outil quotidien de la collectivité : il fixe les conditions de raccordement, de déversement et de contrôle, et les droits et obligations des abonnés. Il est arrêté par la collectivité et peut être rédigé avec un appui extérieur, mais jamais à sa place.

L'arrêté du 21 juillet 2015 sur l'assainissement collectif

L'arrêté du 21 juillet 2015, publié au Journal officiel du 19 août 2015, fixe les prescriptions techniques de conception, d'exploitation, de surveillance et de contrôle des systèmes d'assainissement collectif et des installations d'assainissement non collectif recevant plus de 1,2 kg/j de DBO5 (demande biochimique en oxygène sur 5 jours). Il a été modifié le 24 août 2017, le 31 juillet 2020, le 10 juillet 2024 et le 24 décembre 2024. Il organise notamment l'autosurveillance des réseaux, avec un manuel d'autosurveillance pour les systèmes les plus importants et le suivi des déversoirs d'orage situés en aval des tronçons de collecte les plus chargés. Le seuil exact et les modalités de transmission des données dépendent de la taille de l'agglomération d'assainissement : ils se lisent dans la version consolidée et dans l'arrêté préfectoral qui s'applique à votre système.

La directive sur les eaux urbaines résiduaires, version révisée

La directive (UE) 2024/3019, publiée le 12 décembre 2024, refond la directive de 1991 et doit être transposée au plus tard le 31 juillet 2027. Selon le document de synthèse du ministère, elle étend l'obligation de collecte et de traitement aux agglomérations de 1 000 équivalents-habitants et plus, limite les rejets directs par temps de pluie à 2 % de la pollution produite par temps sec pour les plus grandes agglomérations, avec un plan de gestion intégré, et renforce la surveillance. Elle est en cours de transposition en France : ses obligations sont à venir tant qu'un texte national n'est pas publié. Nous suivons ce calendrier et mettons cette page à jour dès la publication des textes nationaux, sans présenter comme acquise une obligation qui ne l'est pas encore.

L'assainissement non collectif

Pour les installations recevant une charge brute de pollution organique inférieure ou égale à 1,2 kg/j de DBO5, les prescriptions techniques sont fixées par l'arrêté du 7 septembre 2009, modifié le 7 mars 2012. Les installations sont vidangées par des personnes agréées par le préfet. La mission de contrôle du SPANC est précisée par l'arrêté du 27 avril 2012 et par une note ministérielle du 2 mai 2018.

D'après cette note, les missions obligatoires du SPANC sont l'examen de la conception et la vérification de l'exécution pour les installations neuves ou à réhabiliter, et la vérification du fonctionnement et de l'entretien pour les installations existantes, avec un contrôle périodique au moins tous les dix ans. L'entretien, la réalisation ou la réhabilitation des installations restent facultatifs, à la demande de l'usager, et doivent être séparés du contrôle pour éviter un conflit d'intérêts. Lors d'une vente, un rapport de visite de moins de trois ans est annexé à l'acte. La périodicité des contrôles pourrait évoluer : nous suivons les textes et ne présentons que ce qui est en vigueur.

Les enjeux d'un service d'assainissement

Réseaux, patrimoine et débordements

Selon la synthèse 2025 de l'Observatoire des services publics d'eau et d'assainissement (données 2023), 96,5 % des abonnés sont desservis par un réseau de collecte en moyenne, l'indice de connaissance et de gestion patrimoniale des réseaux d'assainissement collectif est de 71 points sur 120 et le taux de renouvellement est de 0,48 % par an, ce qui représenterait 208 années pour tout renouveler. L'indicateur des points noirs du réseau s'établit à 5,1 pour 100 km.

Ces moyennes nationales, calculées sur une partie des services, ne décrivent pas votre réseau. Elles rappellent surtout la logique d'un schéma directeur : connaître le patrimoine, repérer les tronçons critiques, hiérarchiser les travaux selon le risque pour le milieu et pour les usagers, et programmer des investissements soutenables.

Inspecter, coder, réhabiliter

L'inspection télévisée produit des images et des codes de défauts selon la norme NF EN 13508-2, que l'on lit pour classer les tronçons. Les essais d'étanchéité et les contrôles de réception des réseaux neufs s'appuient sur la norme NF EN 1610. La réhabilitation recourt au remplacement en tranchée ou à des techniques sans tranchée comme le chemisage ou le gainage ; le fascicule 70 du cahier des clauses techniques générales, dans sa version 4.01 de mai 2021, encadre la fourniture, la pose et la réhabilitation des canalisations d'eaux à écoulement à surface libre (liste des fascicules). L'exploitation courante ajoute le curage et l'hydrocurage, dont la programmation se pilote avec des indicateurs.

La réalisation de ces inspections, de ces essais et de ces contrôles relève d'entreprises ou d'organismes de contrôle, souvent accrédités. Notre rôle se situe avant et après : écrire le cahier des charges, vérifier que le rapport est exploitable, lire et hiérarchiser les résultats, et suivre le programme de travaux.

Assainissement non collectif et relation aux propriétaires

Le suivi des installations individuelles repose sur la qualité de l'organisation du SPANC : règlement, courriers, grilles de contrôle, délais de mise en conformité, relation aux propriétaires. Selon la même synthèse de l'Observatoire, l'indicateur de conformité des dispositifs d'assainissement non collectif s'établit à 64,5 % en moyenne, et 1 502 communes ne sont pas rattachées à un SPANC dans le référentiel, sans que l'on sache si l'écart tient à la description incomplète du référentiel ou à des missions encore à engager. Un service qui souhaite se structurer a donc intérêt à clarifier ses procédures avant d'accroître ses contrôles.

Travaux à proximité des réseaux et sécurité des agents

Les travaux sur les réseaux sont soumis à la procédure d'anti-endommagement : déclaration de projet de travaux et déclaration d'intention de commencement de travaux, régime des articles R. 554-1 et suivants du Code de l'environnement, arrêté du 15 février 2012, et obligation pour les intervenants de détenir l'autorisation d'intervenir à proximité des réseaux. Cette autorisation est délivrée par l'employeur au vu d'une attestation de compétences obtenue après un examen organisé par un centre reconnu, comme l'explique l'INERIS. Les interventions en regards et en ouvrages confinés relèvent d'un dispositif distinct, décrit par l'INRS, avec des organismes habilités.

Rôles et responsabilités

Collectivité, exploitant, police de l'eau

La collectivité est maître d'ouvrage du service : elle décide du zonage, du programme de travaux, du règlement et de la tarification. L'exploitant, régie ou délégataire, conduit les ouvrages et en rend compte. La police de l'eau, exercée par le préfet avec les services de l'État, apprécie la conformité du système d'assainissement et peut prescrire. L'agence de l'eau finance une partie des investissements et suit la performance. Ces rôles sont distincts, et un prestataire de conseil n'en occupe aucun.

Entreprises de travaux, organismes de contrôle et bureaux d'études

Les entreprises de réseaux réalisent les travaux, et la réception engage le maître d'ouvrage, qui s'appuie sur des essais et des inspections de contrôle. Les bureaux d'études conçoivent et suivent les opérations. Dans cet ensemble, nous nous plaçons en appui du maître d'ouvrage ou de l'exploitant sur la méthode, la rédaction et la lecture des résultats, sans nous substituer à l'entreprise, à l'organisme de contrôle ni à la maîtrise d'œuvre.

Commande publique et conseil

Un prestataire qui prépare un cahier des charges ou analyse une situation avant une consultation, puis y répond, s'expose à une exclusion pour participation préalable ou conflit d'intérêts. Notre règle : nous ne répondons jamais à une consultation que nous avons préparée, et nous déclarons toute mission antérieure.

Ce que nous faisons, et ce que nous ne faisons pas

Ce que nous faisons

Nous auditons l'organisation d'un service, l'état de ses documents et son suivi d'autosurveillance. Nous conseillons sur le schéma directeur, la hiérarchisation et la réhabilitation. Nous rédigeons des cahiers des charges d'inspection, des programmes de travaux, des règlements de service et des trames de rapport. Nous accompagnons le responsable d'un SPANC ou d'une équipe d'exploitation, et nous réalisons des études et des suivis d'opérations. Nous formons aussi vos agents en intra-entreprise, à partir de vos plans et de vos rapports.

Nos livrables sont traçables, argumentés et présentables à la police de l'eau, à l'agence de l'eau, au maître d'ouvrage ou aux élus. Les missions d'assistance technique sont réalisées sous la responsabilité et l'encadrement d'Optédif, avec des livrables définis, au forfait ou en récurrent.

Ce que nous ne faisons pas

  • Nous ne contrôlons aucune installation d'assainissement non collectif et ne produisons aucun rapport de contrôle : ces missions relèvent du service public, de ses agents ou du prestataire qu'il mandate. Nous ne nous présentons pas comme diagnostiqueur de l'assainissement non collectif.
  • Nous ne réalisons ni inspection télévisée, ni essai d'étanchéité, ni contrôle de réception : ces prestations relèvent d'entreprises ou d'organismes de contrôle.
  • Nous n'exploitons aucun réseau, n'assurons ni astreinte ni direction de travaux, et nous ne signons aucun acte du maître d'ouvrage, de l'exploitant ou de la police de l'eau.
  • Nous ne délivrons aucun agrément, aucune certification ni habilitation, et nous ne concluons jamais à la conformité d'un système d'assainissement.
  • Nous ne mettons pas de personnel à disposition de nos clients et ne répondons pas à une consultation que nous avons préparée.

Les décisions appartiennent à la collectivité, à l'exploitant et à l'autorité compétente.

Références officielles

Pour aller plus loin, consultez le portail de l'assainissement collectif et le portail de l'assainissement non collectif du ministère, eaufrance.fr, l'observatoire des services, les référentiels du SANDRE et le Cerema.

Catégories liées dans d'autres domaines

Un projet dans le domaine réseaux d'assainissement, raccordements et assainissement non collectif touche rarement un seul métier. Ces catégories d'autres domaines reviennent souvent dans les mêmes demandes : elles se combinent avec celles de cette page dans une même prestation ou dans un même plan de formation.

Domaines voisins

Les catégories de ce domaine se combinent souvent avec celles des autres domaines du catalogue. Lorsqu'une formation mène à une licence, à un agrément ou à une certification, nous vous orientons vers un organisme agréé ou habilité et nous intervenons en amont ou en aval, en audit, en conseil ou en réalisation de livrables.

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